UN CERTAIN AVENIR – Dadee Andrianaivoson – Madagascar

5 Posted by - 26 août 2014 - reportage voyages

Là-bas à Tolagnaro Fort-Dauphin, des enfants de tout âge s’activent chaque matin pour aller à cette école, ou plutôt ce qu’il reste de cette école située dans le quartier d’Ampasamasay où des instituteurs, souvent sous-payés et que l’on pourrait même considérer comme bénévoles,  les attendent au quotidien pour leur transmettre les bases de l’éducation. Eduquer, étudier, apprendre, se préparer à la vie. La réalité pour ces jeunes : Une salle de classe ressemblant plus à un dépotoir où l’on stocke les vieilles choses devenues inutiles, tables et bancs cassés, divers dossiers et papiers, archives du passé de l’établissement. Des murs sales, fenêtres cassées, enceinte délabrée, des salles à ciel ouvert … les tôles s’étant envolées durant un cyclone passé il y a bien des années. «  C’est surtout en période de pluie que c’est le plus dur » confie une institutrice. « Parfois, nous devons carrément arrêter l’école durant une semaine » rajoute-t-elle. Mais la vie à l’école continue tant que le soleil illumine chaque matin cette région du Sud de Madagascar. Les institutrices sont là pour veiller à l’éducation de ces jeunes qu’elles considèrent comme les valeurs sûres de la région, l’avenir de l’Ile.  « L’avenir c’est les enfants. Ce sont eux qui feront face au monde de demain » conclue l’institutrice. Des projets de réhabilitation de l’école ont été entrepris cette année. Une soirée caritative avait été mise en place par une association locale en avril dernier afin de récolter des fonds pour son entretien. Car le gouvernement malgache et le ministère de tutelle ne se soucient guère de cette dure réalité à laquelle doivent faire face ces jeunes étudiants, ni même de l’avenir de cet établissement considéré comme un patrimoine architectural de Fort Dauphin.
L’ EPP de Ampasamasay, construite en 1907 fut la première Ecole Primaire Publique de la ville, alors réservée aux élites malgache et coloniale. Des travaux ont pu commencer à être faits, mais l’endroit reste encore glauque avec des odeurs en prime. Les chauves-souris ont envahi l’école pendant les vacances à cause des nombreux trous.

Malgré cette triste réalité, la pauvreté qui rôde, les enfants viennent à chaque cours pour apprendre un peu plus de ce qu’est la vie. Motivés par la soif de connaissance, le sourire aux lèvres.

Reportage Dadee Andrianaivoson

itamaso@gmail.com

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